Vous êtes ici ::: / / Portes ouvertes au Foyer de Vie

Résidence Saint-Nicolas n’en est pas à son premier coup d’essai. L’association, née en Lozère et que préside Aline Leroy, vient de construire son septième établissement dans le Cantal, à Boisset.
“En tirant les leçons de nos précédentes réalisations, c’est le plus abouti”, confesse Daniel Chaze, directeur général. Samedi 29 février, aux côtés de Anne-Laure Boudon, responsable de site, il a guidé plus de 200 visiteurs dans les 3 500 m2 de dédales du foyer de vie, un des plus modernes du Cantal. L’occasion de présenter la structure, ses équipements, son fonctionnement, mais aussi de répondre aux questions de la population locale.

Ainsi il était rappelé que le foyer de vie n’est “ni un hôpital, ni une prison”. “Les résidents sont handicapés psychiques stabilisés et ne sont pas dangereux”, a insisté la direction de l’établissement. Ils pourront, par exemple, s’intégrer à la vie associative du village. “Les premiers éducateurs, c’est vous !”, lance Daniel Chaze à l’adresse des Boissétois. Des habitants ont d’ailleurs anticipé cette inclusion, en suivant une formation spécifique à l’encadrement bénévole de personnes atteintes de handicap.

Complémentarité

Il était fait référence à d’autres formes de partenariats, dont celui assez inédit entre l’association et la collectivité, un modèle pour l’avenir d’autres sites. Ainsi, les cuisines richement dotées (300 000 euros d’équipement) seront tenues par deux chefs qui confectionneront aussi les menus de la cantine scolaire(1) ; la chaudière à bois qui équipe l’établissement chauffera également la piscine municipale les mois d’été…

De quoi réaliser des économies d’échelle. Cette complémentarité sert aussi directement la population boissétoise qui bénéficiera, par exemple, de permanences d’infirmières ouvertes à tous, ou encore d’une salle de réunion moderne et équipée, mise à disposition. “Le vivre ensemble prendra ici tout son sens, j’en suis convaincue”, estime pour sa part Sandrine Cassan, maire.

(1) Api restauration veille au respect des normes et notamment en termes d’approvisionnement : 80 % de frais, 30 % de produits locaux et 25 % de bio. 

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